Dialogues de chrétiens avec l’islam

Le Coran en latin de Théodore Bibliander

Le GRAC (UMR 5037) vous présente, en collaboration avec l’ISERL, le texte du Coran en latin. Ce texte est la pièce essentielle d’une réflexion que nous ouvrons ici sur le dialogue des chrétiens avec l’islam, aux siècles humanistes : un dialogue entravé, feint, paradoxal, mais dont la généalogie permet sans doute de jeter un autre regard sur un large pan de l’histoire moderne et contemporaine. La traduction latine du Coran fut commandée par Pierre le Vénérable, et réalisée en 1142-1143 par Robert de Rétines, autrement appelé Robert de Ketton ou de Chester. Bien qu’elle ait circulé sous forme manuscrite pendant toute la période médiévale, elle ne fut imprimée qu’à une date relativement tardive : en 1543, à l’initiative de l’humaniste luthérien Théodore Bibliander. Il doit s’en justifier dans une apologie liminaire « pour l’édition du Coran » : même cautionnée par Luther et Melanchthon, son entreprise n’est pas toujours vue d’un bon oeil. Elle connaît pourtant un grand succès, sans doute parce qu’il n’existe alors aucune traduction en langue vernaculaire.

Nous donnons ici l’édition revue et corrigée de 1550, avec les  opuscules qui l’encadrent immédiatement. Vous pouvez utiliser notre module de lecture assistée ou consulter le PDF.  Une triple concordance sourates / juz / hizb permettra aux latinistes débutants, ou même confirmés, de lire en regard le Coran ou ses traductions françaises.

Le texte est précédé par une introduction du Professeur Henri Lamarque, qui a récemment édité et traduit la préface de Bibliander (Le Coran en latin. Plaidoyer pour une traduction, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2007).

La Lettre à Mahomet II, et autres textes

La moitié du monde… contre votre baptême ! C’est la proposition qu’adresse  le pape Piccolomini au sultan turc Mehmet II, dans une lettre composée en 1461, que nous publions ici. Le texte latin est accompagné d’une traduction en français par le père célestin Pierre Crespet, et suivi du jugement de Pierre Bayle. Une introduction de Natacha Salliot, spécialiste de la polémique religieuse à la Renaissance, présente les enjeux principaux de sa rédaction, puis de sa réception. Vous pouvez lire le texte ici.

Vivès, De veritate fidei christianae, livre IV

Le De veritate fidei christianae de l’humaniste espagnol Jean-Louis Vivès est publié de manière posthume, en 1543, par le même éditeur qui donne le Coran en latin de Bibliander. Le livre IV représente le dialogue d’un chrétien et d’un « Alfaquin », c’est-à-dire d’un docteur de l’islam. Vous pouvez le consulter avec notre module de lecture assistée ou en PDF.

Nicolas de Cues, Cribratio Alchorani, extraits choisis

Nicolas de Cues compose en 1460-1461 sa Cribratio Alchorani : un « examen critique du Coran » que Bibliander reproduit dans son édition. Vous pouvez en consulter des extraits choisis avec notre module de lecture assistée ou en PDF.

Savonarole, Le Triomphe de la Croix, livre IV, chapitre VII

Dans son Triomphe de la Croix, publié en 1497, Savonarole consacre à l’islam un court chapitre. Son titre en indique tout de suite la teneur, puisqu’il s’agit de montrer « que la secte des Mahométans est totalement dépourvue de raison ». Vous pouvez lire ce texte avec notre module de lecture assistée ou en PDF.